|
Voici le moment de partager le repas de mariage, préparé par votre
traiteur. L’occasion de savourer le plaisir de voir tous vos proches
réunis.
Autrefois, festin de roi
Jadis, le mariage était considéré, avant la fête, comme un banquet.
Moment tant attendu par les deux familles qui profitaient de ce dîner
pour faire plus ample connaissance, il a connu des époques et des
usages différents.
Aujourd’hui, les habitudes alimentaires ont évolué. On troque les plats
consistants contre un dîner varié et riche en goûts. Une entrée ou
deux, légères, un ou deux plats de résistance, salade croquante,
fromages et dessert sont les menus types dégustés pour célébrer un tel
événement.
Mariage à thème, dîner à thème
Pour un dîner rendant hommage à une région d’origine, les entrées et
les plats sont offerts dans le but de respecter les coutumes culinaires.
Religions et cultures dans votre assiette
Certaines associations n’ont pas lieu d’être dans le cas où vos
aspirations culturelles et religieuses entrent en ligne de compte. Les
interdits alimentaires sont nombreux. Il est intéressant de connaître
les principales pour ne pas faire d’impair le jour J.
Chez les musulmans
Les interdits énoncés dans le Coran, les ouvrages modernes sunnites et
chiites sont nombreux. Les aliments sont répartis en plusieurs
catégories : ceux que l’on peut consommer (hallal), ceux qu’il est
interdit de consommer (haram), ceux dont la consommation est laissée au
choix de chacun (mubah) et ceux qui ne sont pas interdits mais qu’il
est conseillé de ne pas consommer (makruh). La religion s’appuie sur le
principe suivant : "Dieu a mis à la disposition des êtres humains tous
les animaux et tous les fruits de la terre pour qu'il puisse s'en
servir. Mais il doit éviter le gaspillage." Seul Dieu a déclaré les
aliments licites et illicites. Les musulmans n’ont pas le droit au vin.
Le porc est interdit, tout comme les animaux prédateurs à canines, le
sang et toutes les bêtes mortes. Les équins, les rongeurs, tels que le
lapin ou le porc-épic, makruh, ne le sont pas formellement. Certains
poissons font partie de variantes selon les courants religieux. La
façon d’abattre les animaux, vidés de leur sang est un rite important
et très surveillé. Le nom de Allah doit être prononcé à chaque fois. Le
boucher doit être musulman ou être apparenté à des gens du livre (un
chrétien, un juif, un sabéen, etc). En revanche, tous les fruits sont
licites.
Chez les catholiques
Les catholiques n’ont pas franchement de limites gastronomiques.
Permissive, la religion catholique a fait tomber certaines normes
bibliques, autrefois contraignantes. Aujourd’hui, tout est permis ou
presque. Excepté les jours du vendredi et du Carême, où les chrétiens
sont sensés observer l’abstinence de la viande. Une coutume qui a
tendance à disparaître aujourd’hui. Seuls quelques groupes observent
encore quelques interdits alimentaires bibliques. Les Adventistes
notamment préconisent une nourriture ovo-lacto-végétarienne, dans le
respect intégral de l’interdit sur les animaux. Pas de café, ni de thé
encore moins d’alcool en accord avec l’ordre "tu ne tueras point". Le
jus de raisin remplace le vin. Les Mormons n’observent pas les
interdits bibliques sur les animaux mais recommandent de ne pas
consommer de sang (pas de boudin). Ni café, ni thé, ni alcool pour
cette communauté. Les Témoins de Jéhovah n’observent pas les interdits
bibliques sur les animaux et boivent du vin mais, ils s’interdisent la
consommation de sang. A part cela, le rat et le chien sont bannis de
l’alimentation chrétienne, plus par culture et coutume que du fait de
la religion.
Chez les juifs
Les interdits alimentaires chez les juifs trouvent leurs sources dans
la Bible, complétée par la Mishnah et le Talmud. Les aliments permis
sont appelés cacher, c'est-à-dire adéquats, propres à la consommation.
La Bible parle en outre d'animal pur tahor et d'animal impur tame. Ne
sont considérés comme purs que les animaux ruminants ayant des sabots
fourchus. La Bible en nomme dix expressément : le bœuf, le mouton, la
chèvre, le cerf, la gazelle, le daim, le bouquetin, l'antilope, l'oryx
et le mouflon. Tous les autres sont impurs, donc interdits. Les oiseaux
sont purs à l’exception de 24 espèces dont le hibou et l’autruche. Dans
la pratique, sont considérés comme purs les oiseaux domestiques (poule,
caille, canard, oie, etc.) et comme impurs les oiseaux sauvages et en
particulier les oiseaux de proie. Les œufs des oiseaux purs sont purs.
Le Talmud donne comme indice pour les œufs impurs le fait qu'ils soient
ronds. Seuls les animaux aquatiques avec nageoires et écailles sont
"comestibles". Les coquillages, fruits de mer et crustacés sont impurs.
Toutes les autres espèces comme les rongeurs, les reptiles, les
batraciens, les insectes et les invertébrés sont impures. La Bible
cependant excepte quatre sortes de sauterelles comestibles. Mais il est
difficile de les identifier aujourd'hui. Et bien que l'abeille soit un
animal interdit, son miel peut être mangé. Le sang est interdit et la
viande doit être abattu dans le respect total du rite juif : l’animal
est égorgé, en présence d’un rabbin, ou d’un juif compétent et pouvant
affirmer que l’animal est "casher". Ensuite, la viande est salée deux
fois et rincée avec de l'eau trois fois pour supprimer toute trace de
sang. Tout le reste est autorisé à la consommation (les produits de la
terre, les jus de fruits et de légumes, le lait des animaux purs. La
Torah interdit cependant l'usage et la consommation des boissons à base
de raisin ou d'alcool de raisin, et tout produit du pressoir qui
n'aurait pas été fabriqué sous le contrôle d'un rabbin compétent, ou
qui aurait été manipulé par un non-juif. Les pratiquants ne peuvent pas
mélanger au cours d’un même repas la viande et le lait et leurs dérivés
en raison du verset répété trois fois: " Tu ne feras pas cuire un
chevreau dans le lait de sa mère ". Pour cela, il doit avoir deux
vaisselles : une pour les plats carnés et une autre pour les plats
lactés. Elle est lavée et conservée séparément. La volaille est
assimilée à la viande, mais les poissons peuvent être cuits dans le
lait et mangés dans les deux vaisselles. Une troisième vaisselle dite
parve (neutre) sert à des aliments qui ne sont ni carnés ni lactés.
Après avoir consommé des laitages, on attend une demi-heure à une heure
pour consommer des viandes, parfois six heures après la consommation de
certains fromages à pâte dure, ou cuite. Après la viande, on patiente
six heures pour consommer du lait, le temps de digestion étant estimé
plus long. Le vin doit être produit depuis les toutes premières étapes
de la mise en cuve jusqu’à la mise en bouteille par un juif observant
et n’être à aucun moment, manipulé par un "non-juif".
|